Ce 2 août, une cérémonie à la mémoire de la liquidation du camp dit "des Tziganes" de Birkenau (64è anniversaire) a lieu à l'emplacement où se trouvait cette partie du camp à Birkenau. C'est l'Association Polonaise des Roms qui l'organise avec l'Institut d'histoire des Roms. Aujourd'hui, au Musée d'Auschwitz, un ancien Block est réservé à l'information concernant l'extermination des Sinti et Roma.
Les prisonniers de cette portion du camp mise en place fin février 43 et appelée par les SS "camp des familles Tziganes" étaient des hommes, des femmes et des enfants. Leurs conditions de vie n'étaient pas identiques à celles des autres prisonniers du camp, notamment parce qu'ils restaient en famille, mais elles n'étaient pas plus enviables pour autant. Les témoignages racontent par exemple comment de nombreux enfants avaient le visage ravagé par la maladie du "noma" liée aux conditions de survie épouvantables. On sait aussi comment le "médecin" SS Mengele fréquentait beaucoup ce camp et menait des expériences pseudo-médicales sur ces enfants.
En 1944, les SS décidant de supprimer le "Zigeunerlager", certains prisonniers, encore aptes à travailler, furent déplacés par divers transports vers d'autres camps puis, la nuit du 2 au 3 août 44, les 3.000 hommes, femmes et enfants Sinti et Roma qui y étaient encore ont été exterminés dans les chambres à gaz.
Une page spécifique est prévue sur le site à ce sujet... elle me reste encore à écrire. Ici vous trouverez un article du site du Musée d'Auschwitz pour la commémoration de 2006 et ici l'article plus global de l'USHMM.

Aujourd'hui, je suis allée à Noé, village de Haute-Garonne, connu pour son étonnant maire "d'hier" (Jean-Baptiste Doumerg, dit "le Milliardaire Rouge") et... rien d'autre semble t-il.
Avez-vous croisé "Civis Memoria" sur le net ?
Henryk Mandelbaum, survivant d'un SK du K V vient de mourir.
Dans son livre Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu (éd. Albin Michel), Sam Braun (né en 27, déporté dans le convoi 64) raconte les derniers instants de sa "marche de la mort" (après l'évacuation d'Auschwitz III Monowitz) alternativement à pieds et en wagons sans toits :
Le jour du souvenir de la Shoah est, comme chaque année, marqué en France par la "lecture des noms" au Mémorial à Paris (et bien entendu par diverses cérémonies en province).
Le 14 mai est prévue la sortie d'un film germano-britannico-polonais dont le titre est "Et puis les touristes".
Photo d'archives :
L'état actuel des baraques est plus que critique. Après avoir failli disparaître tout à fait, et grâce à de nombreuses volontés, tant individuelles que collectives, dont la détermination n'a pas faibli durant de longues années, les ruines du camp vont être sauvegardées. Une première étape avait été franchie avec la mise en place de stèles mémorielles rappelant les différentes étapes de l'histoire du camp, notamment sous l'impulsion de Serge Klarsfeld pour ce qui concerne ce lieu en tant que camp de transit de populations Juives.
La réhabilitation de ce lieu de mémoires inclut la construction d'un bâtiment qui en sera le mémorial. Elle est désormais en cours. Ce musée-mémorial se situera sur l'esplanade de l'ilôt F (42 Ha). Ce sera un bâtiment de 230 m sur 30, semi enfoui, qui sera entouré de baraques. Il contiendra notamment deux salles d'exposition, respectivement de 1.000 et 400 m² (une salle d'expo permanente, une salle d'expos temporaires). 
Juste un lundi qui s'ajoute au week end et cela suffit à me donner l'impression d'être à la tête de temps libre, quelle sensation agréable ! Evidemment, je suis incorrigible : j'en ai profité pour me faire une longue "to do list" (que je ne parviendrai sans doute pas à boucler)...
Les trois principales "fêtes du livre" en Europe sont certainement celles de Paris, Francfort (voir post du 15 octobre ici-même) et Turin.