L’accusé Richard BAER

1. en 1942 au camp de concentration de Neuengamme en tant que SS Obersturmführer et officier d’ordonnance du Commandant de camp Lütkemeier :
a) au printemps 1942, en compagnie d’une commission médicale, a tué par injection un nombre indéterminé de prisonniers choisis dans le camp et amenés ensuite, dans le cadre de "l’action d’euthanasie", à l’établissement hospitalier de Bernburg ;
b) en été 1942, a participé au gazage d’un nombre indéterminé de prisonniers de guerre Russes dans une pièce spécialement arrangée à cet effet, donnant les ordres nécessaires à cette action et la surveillant en tant que représentant du Commandant du camp.

2. entre le 13 novembre 1942 et le 14 mai 1944 :
en tant qu’Hauptsturmführer et officier d’ordonnance de Oswald Pohl (Obergruppenführer, chef des SS au bureau central d’administration d’Oranienburg) ; et du 15 mai 1944 à fin janvier 1945 en tant que Sturmbannführer et Lagerkommandant du camp de concentration d’Auschwitz :
a participé au meurtre d’un nombre indéterminé mais considérable de prisonniers de l’ensemble d’Auschwitz et de personnes envoyées à Auschwitz depuis divers pays d’Europe.

L’accusé a, en particulier :
a) participé à la mise en place du programme de destruction massive national-socialiste (installation, activité des lieux de gazage, Herbeischaffung du Zyklon B nécessaire aux gazages, organisation du déroulement de la sélection des personnes civiles arrivant en train par la Wachsturmbann, collaboration aux sélections sur la rampe, transport en camions des sélectionnés vers la chambre à gaz, surveillance des sélections dans le camp) dans la connaissance de l’illégalité de tels ordres de meurtres ;
b) incité à l’exécution de certains prisonniers , en particulier le 30 décembre 1944, parmi lesquels : Bernard Swierczyna, Ludwig Vesely, Ernst Burger, Rudolf Friemel und Piotr Piaty;

3. et 4. à la mi-janvier 1945 :
lors de l’évacuation du camp de Monowitz, a ordonné le dynamitage du HKB où de nombreux prisonniers malades furent tués, ayant été laissés à l’intérieur,
lors de l’évacuation d’Auschwitz, a ordonné, en tant que Commandant du camp, de tuer les prisonniers trop faibles pour continuer à participer à la marche d’évacuation, ce qui a donc impliqué la mort d’un nombre indéterminé de prisonniers durant cette marche encadrée par des SS. 

5. en mars 1945 :
en tant que Commandant du camp de Dora Mittelbau :
en guise de représailles à un prétendu acte de sabotage, a fait pendre un prisonnier Soviétique sur cent présents dans ce camp, soit 57 personnes, à un gibet collectif.

L’accusé Stefan BARETZKI

Durant les années 1942 à 1945, en tant que SS Sturmmann ou Rottenführer et Blockführer au camp de Birkenau :

1. a participé dans un nombre indéterminé de cas à des sélections sur la Rampe de Birkenau et dans le camp de Birkenau, à la suite desquelles de nombreux prisonniers étaient gazés ; et au chargement de ces prisonniers dans des camions ainsi qu’à leur accompagnement aux crématoires

2. a tué un nombre indéterminé de prisonniers par un coup avec la main qu’il présentait aux autres SS comme "Spezialschlag" (coup spécial)

3. a participé dans de nombreux cas à l’exécution de prisonniers par pendaison, en poussant la chaise ou la boîte sur laquelle les prisonniers se tenaient debout, la corde au cou

4. au début de 1943 a poussé deux prisonniers qui se trouvaient à la clôture du camp pour communiquer avec des prisonnières du camp des femmes (Birkenau section C). La clôture étant électrifiée, les deux prisonniers ont ainsi trouvé la mort

5. le 4 octobre 1943, avec d’autres membres de la SS, a pris part à ce qu’ils appelaient "chasse au lièvre" (Hasenjagd), c'est-à-dire la poursuite de prisonniers jusqu’à ce qu’ils aillent dans les fils électrifiés, où sont morts onze prisonniers d’un transport de Lemberg en Pologne

6. le 19 avril 1944 a tué le prisonnier Michael Liczka (n° 85.140) d’un coup de bâton

7. en été 1944 a tué un prisonnier dans l’entrée d’une des baraques du camp

8. en 1944, a tué une femme à son arrivée avec un transport en provenance de Lodz parce que son frère, déjà prisonnier au camp, l’a reconnue et appelée

9. en mars 1944, a pris part à la liquidation du camp des familles de Theresienstadt à Birkenau, où environ 4.000 personnes furent gazées

10. à l’automne 1944, après la révolte des prisonniers du crématoire, a tiré depuis sa bicyclette sur des prisonniers à l’intérieur de la ligne de postes, et tué ainsi plusieurs personnes

11. en 1944, arbitrairement et sans raison, a tué au pistolet un prisonnier Juif à Birkenau.

L’accusé Emil BEDNAREK

De 1940 à 1945, en tant que prisonnier de fonction : Blockältester à Auschwitz, ainsi que durant l’hiver 1942/1943 en tant que Blockältester de la compagnie pénale à Birkenau ; il a maltraité un nombre indéterminé de prisonniers avec une violence telle qu’ils en sont morts.

L’accusé a, en particulier :

a) entre 1940 et l’hiver 1942/43 au Block 8 du camp souche, tué des centaines de prisonniers par sévices divers

b) à partir de l’hiver 1942/43, tué de nombreux prisonniers de la compagnie pénale en les battant avec une chaise

c) dans de nombreux autres cas, il a contraint des prisonniers de la compagnie pénale à rester aussi longtemps sous une douche froide qu’ils se frigorifient et tombent inanimés. Il les laissait alors dans la cour du Block où ils restaient par terre la nuit durant, ce dont la plupart sont morts

d) en été 1944, avec d’autres SS, lors de la liquidation du camp des familles, il a battu à mort au moins 10 des prisonniers Juifs qui s’opposaient à leur transport vers la chambre à gaz

e) a tué par des sévices, avec d’autres prisonniers de fonction, un prisonnier de la compagnie pénale qui s’était plaint de coups

f) a tué par des sévices le prisonnier de la compagnie pénale nommé Pines

g) au printemps 1944 a tué un prisonnier de la compagnie pénale en utilisant la "balançoire"

h) l’été 1944, a tué un prisonnier sur la place d’appel par des coups avec un manche de pelle.

L’accusé Heinrich BISCHOFF

Durant les années 1942 à 1945, en tant que SS Rottenführer, Unterscharführer et Blockführer :

1. en été 1943 au camp de Birkenau sans raison et sans discernement, en compagnie d’autres SS, a tiré sur un groupe de prisonniers Juifs, et 5 ou 6 en sont morts

2. à l’automne 1943 ou au printemps 1944 dans le camp annexe de Schwientochlowitz, a tué le prisonnier Belge Zwick (ou Zick), qui était amené dans le camp par un commando de prisonniers, par des coups de bottes sur le cou et le thorax alors que le prisonnier était au sol puis a annoncé "avec ça, il est fini" (mit dem sei er fertig)

3. au printemps 1944 a tué un prisonnier de deux coups de pistolet dans la grande salle de Valva au camp annexe de Schwientochlowitz

4. au camp annexe de Schwientochlowitz, a tué un prisonnier Français appelé Hatem en le frappant avec un manche de pelle et en lui écrasant le cou avec ce manche de pelle

5. en janvier 1945, lors de la marche d’évacuation, a tué au pistolet deux prisonniers Juifs parce qu’ils étaient un peu à l’écart de la colonne.

L’accusé Wilhelm BOGER

De 1942 à 1945, en tant que SS Oberscharführer et chargé d’enquête au service politique :

1. dans de nombreux cas, a participé à des sélections et accompagné un nombre indéterminé de prisonniers au gazage, en particulier il a participé à de nombreuses sélections sur la rampe de Birkenau et à une sélection dans le camp des Tziganes

2. dans un nombre indéterminé de cas, il a participé, avec d’autres SS membres du service politique, à des sélections au Block d’arrestation des prisonniers, où il décidait des prisonniers relevant de sa compétence et devant être tués

3. dans un nombre indéterminé mais important de cas, il a participé à des exécutions de masses de prisonniers au „mur noir“ entre les Blocks 10 et 11

À ce propos, en particulier :

a) en février ou début mars 1943 au „mur noir“ il a tué 50 à 60 prisonniers Polonais avec une carabine de petit calibre
b) quinze jours après cela, il a tué de nouveau 40 prisonniers Polonais de la même manière
c) début avril encore 100 prisonniers Polonais
d) en avril 1943, lors de l’exécution de 40 commissaires Soviétiques, parmi lesquels 3 femmes, au Block 11, a participé et tué lui-même 5 de ces prisonniers
e) en septembre 1943, il a tué le prisonnier Kalinowski au „mur noir“ entre les Blocks 10 et 11
f) au Block 11, il a tué deux officiers Soviétiques d’un coup de pistolet dans la nuque

a tué avec le Scharführer Palitzsch 94 hommes et 8 femmes, qui avaient été condamnés à mort par la justice, sur le terrain clôturé à côté du crématoire

4. dans un nombre de cas indéterminé, a maltraité si violemment des prisonniers lors „d’interrogatoires aggravés“ qu’ils en sont morts. Ainsi, l’accusé, dans le but d’obtenir des aveux, a suspendu des prisonniers avec les mains attachées aux genoux sur une perche suspendue, torture connue comme „la balançoire à Boger“ auprès de prisonniers, en particulier :

a) en février 1943, torturé un prisonnier nommé Slezarow si violemment qu’il en est mort le lendemain
b) en février 1943, tant maltraité un prisonnier du nom de Janicki, suspendu à cette perche durant un interrogatoire, qu’il est mort de ces coups le lendemain
c) en complément au point b) l’interrogatoire décrit a également servi à tuer un prisonnier du nom de Wroblewski dans le Bunker après qu’il l’ait maltraité sur la „balançoire“ parce qu’il l’avait trouvé avec un vieux revolver rouillé
d) en 1943, il a maltraité un prisonnier Polonais qui en est mort
e) en été 1943, après l’incendie dans les ateliers Allemands de réparation [Ausrüstungswerken], il a si violemment maltraité un jeune prisonnier Polonais dans une pièce de la DAW qu’il en est mort
f) en 1943, il a si violemment maltraité un prisonnier Polonais soupçonné d’avoir volé de la viande, qu’il en est mort le soir même au Revier
g) en 1943, il a tué le prisonnier Polonais Jan Lupa lors d’un interrogatoire
h) le 15 septembre 1943, il a causé au prisonnier Juif Walter Windmüller de si graves blessures aux testicules et aux reins qu’il en est mort le 21 septembre 1943
i) il a si violemment maltraité lors de leurs interrogatoires les prisonniers Wienhold et deux autres qui préparaient une évasion du Bunker du Block 11, qu’ils sont morts des suites de leurs blessures

5. il a exécuté un groupe de Résistants Polonais, parmi lesquels : les pilotes Gilewicz et Dziama, le supérieur Stamirowski, Maurycy Potocki, les commandants Boncza et Kurczewski, les lieutenants Lisowski et Szumielewicz, le sous-officier Karp et l’avocat Wozniakowski;

6. il s’est opposé à la décision du médecin du camp au sujet d’un prisonnier du Block 21 venant de subir une opération et l’a fait tuer

7. il a tué la Slovaque de 22 ans Lily Tofler qui remplissait l’office de prisonnière secrétaire au lavabo du rez-de-chaussée du Block 11 de deux coups de pistolet

8. lors du transport de la section B du camp (Theresienstädter) il a tué la journaliste Nowotny qui refusait de monter dans le camion qui emmènerait les prisonniers aux chambres à gaz

9. a tué un prisonnier de Varsovie au Block 10

10. a pendu un prisonnier Soviétique à une potence montée à côté de la cuisine du camp

11. en octobre 1942, il a tenu la tête sous l’eau d’un ecclésiastique Polonais de 60 ans environ dans la cuisine jusqu’à ce que mort s’ensuive

12. au printemps 1943, il a emmené au Block 11 un couple Polonais avec leurs trois enfants de 3 à 10 ans, où il les a tués en commençant par les enfants en tirant au pistolet à une distance de 3 mètres

13. le 9 mai 1943, en état d’ébriété, il a tué un prisonnier Polonais lors d’un interrogatoire en lui tirant dans la tête  

14. en juin 1943, au Krankenbau du Block 28 il a malmené jusqu’à la mort le Général Dlugiszewski, amaigri jusqu’à en être squelettique et souffrant de psoriasis

15. l’été 1943, il a mené la pendaison de 4 prisonniers de guerre Soviétiques, qui étaient condamnés à mort pour une prétendue activité politique illégale. L’un de ces prisonniers était un responsable culturel Soviétique.

16. à la fin de l’année 1943 ou au début de 1944, il a tué auprès du point d’eau un jeune prisonnier Polonais auquel un autre SS avait ordonné de ramener de l’eau dans un récipient de cuisine

17. au printemps 1944, il a poussé les prisonniers Juifs d’un transport de Hongrie à renfort de coups avec un nerf de boeuf (Ochsenziemer) vers le crématoire où il a participé à leur gazage

18. en 1944, il a pris part à l’exécution par pendaison de deux Polonaises

19. au printemps ou en été 1944, il a pendu le Blockältester du Block 28 au camp D de Birkenau

20. à la mi 1944, au Block 11, il a tué au pistolet 46 prisonniers du Kommando „Union“, qui n’étaient plus aptes au travail pour cause d’épuisement physique

21. en août 1944, il a pendu devant la cuisine du camp quatre prisonniers de guerre Soviétiques qui s’étaient enfuis du camp et  avaient été repris

22. en 1943 ou 1944, après la répression de la révolte du Kommando des prisonniers du crématoire, qui s’opposaient à la conduite d’un transport à la chambre à gaz en s’asseyant dans le passage, il a ordonné à la centaine de prisonniers concernés de se coucher sur le sol et les a abattus avec l’aide du SS Houstek-Erber [voir ce nom dans les biographies SS]

23. le 30 décembre 1944, il a participé à la pendaison des prisonniers Bernard Swierczyna, Ludwig Vesely, Ernst Burger, Rudolf Friemel et Piotr Piaty

24. en été 1944, il a participé à l’envoi de force aux chambres à gaz des personnes lors de la supression du camp des Tziganes.

L’accusé Arthur BREITWIESER

En octobre 1941, en tant que SS Rottenführer et "désinfecteur" :

a introduit du gaz toxique, le Zyklon B, dans les caves du Block 11 lors du 1er gazage humain à Auschwitz I, tuant ainsi environ 850 prisonniers de guerre Soviétiques et environ 220 personnes du Krankenbau.

L’accusé Perry BROAD

De 1942 à 1945 en tant que SS Rottenführer et chargé d’enquête auprès de la section politique :

1. a aidé activement dans un nombre de cas indéterminé à la sélection des prisonniers Juifs destinés au gazage sur la Rampe à Birkenau et accompagné ces transports au crématoire en camion, en particulier à l’arrivée des grands transports de Juifs de l’automne 43

2. a tué ou abattu des prisonniers dans un nombre indéterminé de cas durant des interrogatoires où il les frappait

3. a pris part dans un nombre indéterminé de cas à la sélection de prisonniers du Block 11 des arrêts et à leur exécution au mur noir entre les Blocks 10 et 11, et en particulier à l’exécution de nombreux Tchèques après l’attentat contre le SS Obergruppenführer Heydrich à Prague, ainsi que l’exécution de plusieurs prisonniers en automne 1943, parmi lesquels se trouvait une certaine Mme Strowak, qui avait été arrêtée pour avoir donné à manger à des prisonniers et être soupçonnée d’avoir contribué à une évasion.

 
L’accusé Victor CAPESIUS

De la fin 43 à Noël 1944 en tant que SS Hauptsturmführer et à partir du 9 novembre 1944 en tant que SS Sturmbannführer et chef de la pharmacie SS d’Auschwitz Birkenau :

1. au printemps et en été 1944, d’avoir mené ou surveillé dans un nombre considérable de cas la sélection à l’arrivée de transports de prisonniers sur la Rampe de Birkenau, à l’issue desquelles un nombre indéterminé de prisonniers étaient triés et ensuite emmenés pour être gazés dans les chambres à gaz, où il a alors surveillé les SS qui jetaient le Zyklon B ; et en particulier :
- en avril 1944, sélectionné en compagnie des médecins du camp Dr. Mengele et Dr. Klein des transports RSHA.
- le 5 mai 1944, sélectionné de lui-même un transport RSHA arrivant de Roumanie
- le 25 mai 1944, il a sélectionné avec Mengele un transport RSHA de Roumanie
- le 11 Juin 1944, sélectionné seul un transport RSHA de Hongrie
- en août 1944, sélectionné un transport RSHA de Roumanie, d’environ 1.000 personnes

2. dans 5 cas au moins, il a pris part à des sélections dans le camp de Birkenau où chaque fois de nombreux prisonniers étaient envoyés à la mort par gazage. En particulier :
- lors d’une sélection dans le camp des femmes de Birkenau, il est allé cherché des femmes qui s’étaient cachées dans un Block et en a trouvé une qu’il a faite gazer aussi
- en deux occasions en été 1944, il a pris part avec Mengele à des sélections dans une baraque du camp des femmes, traduisant en Hongrois que les femmes malades devaient se présenter à l’invitation du Dr. Mengele. Les femmes qui se sont annoncées ont été gazées
- en août 1944, il a participé, avec Mengele et deux autres SS dont les noms ne sont pas connus, dans la baraque II des enfants à sélectionner environ 1.200 enfants, y compris en employant la violence physique, pour le gazage. Il a pris part aussi à leur transport en camion vers les chambres à gaz
- le 13 octobre 1944, a pris part avec Mengele à la surveillance de toutes les prisonnières qui étaient dans le Revier du camp des femmes pour les mener de là jusqu’aux chambres à gaz
- le 31 juillet 1944, avec Mengele et d’autres SS, a surveillé la liquidation du camp des Tziganes

3. a cherché des moyens pour exécuter des prisonniers avec des anesthésiants, en mélangeant de l’evipan et de la morphine au café et en augmentant chaque fois la dose, au moins deux prisonniers sont morts d’avoir bu cette boisson

4. a utilisé ses connaissances sur le meurtre de prisonniers par utilisation de Phenol pour en demander aux services de santé afin d’exécuter ou faire exécuter les injections mortelles.

L’accusé Klaus DYLEWSKI

Durant les années 1941 à 1944 en tant que SS Unterscharführer et à partir du 17 avril 1944 en tant qu’Oberscharführer et chargé d’enquête pour le service politique :

1. a participé activement, dans un nombre indéterminé de cas, à des sélections sur la Rampe de Birkenau à la suite desquelles un grand nombre de prisonniers seraient gazés

2. a entrepris, dans un nombre indéterminé de cas, mais de façon régulière, avec d’autres SS membres du service politique, des sélections au Block d’arrêt, où il déterminait quels prisonniers relevant de sa compétence devaient être exécutés (ce qui était appelé les "vidages de Bunker" : Bunkerentleerungen). Il a ainsi décidé en été 1943 que parmi un groupe, le prisonnier Lewandowski serait exécuté en tant qu’agent provocateur alors qu’aucun procès n’était engagé contre lui

3. dans un nombre indéterminé de cas, il a tué des prisonniers au „mur noir“  par un coup de pistolet dans la nuque, bien que –comme il le savait- aucun arrêt de mort n’ait été prononcé à l’encontre de ces prisonniers. L’accusé et d’autres membres du service politique alternaient à ces exécutions, l’accusé a participé en particulier à celle des commissaires Soviétiques en 1941/42

4. a si violemment maltraité les prisonniers Sojecki et Pisenczykiewicz lors d’un interrogatoire qu’ils en sont morts.

L’accusé Willi FRANK

Du printemps à l’automne 1944 en tant que SS Hauptsturmführer et chef du service dentaire :
dans un nombre de cas important mais indéterminé, il a effectué ou surveillé des sélections à l’arrivée des transports de prisonniers Juifs sur la rampe de Birkenau, à l’issue desquelles un grand nombre de prisonniers étaient menés aux chambres à gaz ; là il surveillait le service de santé qui mettait le Zyklon B.

L’accusé Emil HANTL

Durant les années 1943 et 1944 en tant que SS Rottenführer et à partir du 1er septembre 1943 Unterscharführer du service de santé au HKB [Häftlingskrankenbau, "hôpital" des prisonniers] :

dans un nombre indéterminé de cas, il a sélectionné 28 prisonniers en présence du médecin du camp dans le Block d’accueil qui ont été amenés au Block 20 pour être tués par injection de Phenol dans le coeur qu’il surveillait ou effectuait lui-même. A diverses reprises, il a accompagné le médecin de service du camp au HKB où 100 à 200 prisonniers étaient chaque fois sélectionnés et emmenés en camion pour être gazés à Birkenau.

En particulier, l’accusé a :
- les 28 février et 1er mars 1943 au Block 20 du camp souche, en compagnie de l’accusé Scherpe, tué 119 garçons Polonais qui avaient entre 13 et 17 ans, par des injections de Phenol dans le coeur
- en mai ou juin 1944, tué 8 à 10 prisonniers Allemands de droit commun arrivant de Breslau au Block 20 du camp souche par piqûre de Phenol dans le coeur.

L’accusé Karl HÖCKER

De mai 1944 à janvier 1945 en tant que SS Obersturmführer, en qualité d’officier d’ordonnance du commandant du camp (SS Baer) :
avoir participé au meurtre d’un nombre indéterminé de prisonniers sur l’ensemble du camp d’Auschwitz et de personnes amenées de divers pays d’Europe pour être exterminées à Birkenau.

L’accusé a, en particulier :
été responsable de participer à la réalisation du programme d’extermination national-socialiste (mise en place, activités des lieux de gazage, gestion des réserves de Zyklon B, organisation et gestion du déroulement des sélections de transports de civils, tri des gens sur la Rampe, transport des personnes en camion vers les chambres à gaz) en tant qu’officier d’ordonnance, responsable de l’ordre dans le camp auprès du commandant et de l’exécution aussi rapide et exacte que possible des ordres ; en toute connaissance de l’illégalité de tels ordres.

 

L’accusé Franz HOFMANN

Du 1er décembre 1942 à juin 1944, en tant que SS Hauptsturmführer et Schutzhaftlagerführer (chef de camp) à Auschwitz I ainsi qu’en tant que chef du camp des Tziganes à Birkenau :

1. a surveillé la sélection un nombre de fois indéterminé sur la rampe de Birkenau à l’arrivée des transports de prisonniers Juifs, parmi lesquels un grand nombre était emmené aux crématoires et tué dans les chambres à gaz. Il a surveillé aussi plusieurs fois le déroulement du gazage

2. il a participé un nombre indéterminé de fois en tant que membre de la commission du Block 11 des arrêts, à l’exécution au mur noir –partiellement en sa présence- des prisonniers qui étaient dans le Bunker

3. il a maltraité si violemment des prisonniers un nombre de fois indéterminé, en tant que chef du camp des Tziganes à Birkenau, qu’ils en sont morts

4. à l’automne 1943, il a tant maltraité les Stubendienst et les Blockältester du camp des Tziganes à Birkenau durant 1h ½ à 2 h par des exercices physiques (pratique appelée "Sportmachen“) que 6 ou 7 prisonniers en sont morts

5. en été 1943, il a amené un prisonnier Juif qui s’opposait à lui, à la chambre à gaz où il l’a abattu au pistolet

6. en 1943, il a tué un prisonnier en lui causant une fracture du crâne mortelle parce qu’il lui avait lancé une bouteille sur la tête

7. durant l’hiver 1942 ou 1943,  il a contraint 10 à 12 prisonniers de guerre Soviétiques déjà affaiblis, à se tenir nus dans un froid si vif qu’ils sont morts gelés

8. en 1943, il a sélectionné 40 à 50 enfants de 6 à 12 ans parmi le camp des enfants du camp souche (cellule du Block 18) pour les faire gazer

9. en janvier 1944, il a sélectionné dans la vieille blanchisserie entre les Block 1 et 2 avec l’accusé Kaduk et le Rapportführer de cette époque Clausen, environ 600 prisonniers parmi lesquels il y avait aussi des enfants, pour les faire gazer.

L’accusé Oswald KADUK

De 1942 à 1945 en tant que SS Unterscharführer et Block- puis Rapportführer :

1. a pris part dans un nombre de cas indéterminé à des sélections par instruction sur des prisonniers individuels et avec d’autres membres de la SS ou seul et de façon arbitraire, à la suite desquelles un grand nombre de prisonniers ont été gazés. A ce sujet il a en particulier :
a) entrepris à de nombreuses reprises des sélections au Sauna et au Krankenbau d’Auschwitz I, à l’issue desquelles il envoyait les prisonniers en camion pour être gazés. Parmi les prisonniers concernés, il y eut Horowitz et Kolawski d’Anvers ainsi que Opoka-Löwenstein
b) en hiver 1943, il a fait emmener environ 300 prisonniers du commando de bois (Holzhofkommando) en camions pour être gazés aux crématoires.
c) en 1943 il a fait emmener environ 150 prisonniers du Block 9 en camion pour être gazés
d) en janvier 1944, il a sélectionné dans la vieille blanchisserie entre les Block 1 et 2 avec l’accusé Hofmann et le Rapportführer de cette époque Clausen, environ 600 prisonniers parmi lesquels il y avait aussi des enfants, pour les faire gazer.
e) l’été 1944, il a sélectionné de son propre chef et par deux fois au moins des prisonniers qu’il a envoyés au gazage
f) à l’automne 1944, il a effectué une sélection avec d’autres membres de la SS sur la "Birkenallee" qui a eu pour conséquence le gazage de très nombreux prisonniers
g) en novembre 1944, il a sélectionné une fois aux premières heures du matin au Block 16, en état d’ébriété et avec un autre membre de la SS 5 ou 6 prisonniers pour être gazés qu’il a fait défiler nus devant lui. La même nuit, l’accusé est allé dans d’autres Blocks avec d’autres SS où ils ont sélectionné environ 100 prisonniers pour être gazés et qui l’ont été après 10 à 14 jours

2. le 11 octobre 1943, il a pris part à l’exécution de 40 prisonniers environ qui appartenaient à l’intelligence Polonaise

3. début 1943, et plusieurs fois au Block 8, en état d’ébriété, il a battu et étranglé ensuite des prisonniers en leur mettant sur le cou une canne sur laquelle il s’appuyait, ce dont ils mouraient. Il a notamment tué de cette manière le diamantaire Moritz Polakewitz, l’ancien secrétaire du conseil Juif (Judenrat) d’Anvers Teidelbaum, ainsi qu’un autre prisonnier dont le nom n’est pas connu au Block 8a

4. en été 1943, il a si violemment maltraité un prisonnier Juif de Hollande qu’il a trouvé en possession de nourriture, que le prisonnier a dû être amené sans connaissance au Krankenbau où il est mort des suites de ce traitement

5. en hiver 1943, il a participé à l’exécution d’environ 50 prisonniers de guerre Soviétiques qui avaient refusé de travailler

6. en octobre 1943,  il a battu un prisonnier Juif de Lodz travaillant pour Krupp ("Krupp-Betrieb") avec une canne

7. en 1943 ou 1944, il a „secoué“ jusqu’à ce qu’il en meure un jeune prisonnier Juif qui n’était pas présent à l’appel parce qu’il dormait

8. en 1943, il a abattu cinq prisonniers à la gravière

9. en 1943, il a pris part à l’exécution de 225 prisonniers au « mur noir »

10. en été 1943, lors de l’exécution de 12 prisonniers par pendaison, il a poussé la sellette sur laquelle plusieurs d’entre eux étaient posés

11. début 1943, il a maltraité puis abattu trois prisonniers, qui travaillaient à la construction d’une usine, parce qu’ils avaient caché des cigarettes derrière un wagon

12. en mai 1943 et août 1944, il a participé à une exécution au mur noir en abattant 8 à 10 des prisonniers par un coup de pistolet dans la nuque

13. en 1943 ou 1944, il a tiré dans la poitrine ou le ventre d’un Tzigane qui regardait par la fenêtre, la blessure a entraîné la mort

14. fin 1943 ou début 1944, il a écrasé intentionnellement, avec sa moto, un prisonnier Juif de France qui en est mort

15. au printemps 1944, il a fouetté puis pendu un prisonnier parce que lors d’une pendaison la corde avait rompu

16. en 1944, avec le prisonnier appelé Bunkerkapo Jakob [qui travaillait au Block 11] il a attrapé 10 à 12 prisonniers passant sur le chemin dans le camp et les a noyés dans la cuve derrière les cuisines

17. le 25 août 1944, lors de la confusion suscitée par une attaque aérienne, il a tué de nombreux prisonniers par sévices physiques

18. en septembre 1944, il a fait subir de si violents sévices à trois prisonniers que l’un est mort des suites de ces sévices l’après-midi même

19. deux semaines environ après le cas décrit ci-dessus, il a tué trois otages en représailles à une évasion, bien qu’il s’était révélé que le prisonnier disparu ne s’était pas enfui mais était mort d’épuisement

20. en 1943 ou 1944, un prisonnier du Block de quarantaine ayant dû rester à l’appel durant toute une journée et ayant fait ses besoins sous lui, il l’a contraint sous les coups à „aller aux fils“ mais comme exceptionnellement la clôture n’était pas électrifiée, il a fait abattre le prisonnier par un garde

21. il est allé en état d’ébriété au camp des Tziganes et a tiré au hasard sur les prisonniers, au moins l’un d’entre eux en est mort

22. le 30 décembre 1944, a participé à la dernière exécution publique de 5 ou 6 prisonniers parmi lesquels Bernard Swierczyna, Ludwig Vesely, Ernst Burger, Rudolf Friemel et Piotr Piaty

23. en mai 1943, il a frappé différents prisonniers avec un piquet, sans raison, parmi lesquels Wascha qui est mort de ses blessures

24. lors de la marche d’évacuation, il a abattu plusieurs prisonniers qui s’étaient écroulés d’épuisement

25. peu de temps (un ou deux jours) après l’évacuation d’Auschwitz, il y est revenu et il a tiré dans le ventre du prisonnier Hollandais Ackermann qui est mort de cette blessure.

L’accusé Josef KLEHR

de 1941 à 1944, en tant que SS Oberscharführer au service de santé et chef des commandos dits "de gazage" (Vergasungskommandos) :

1. il a participé dans un nombre indéterminé de cas à la sélection sur la rampe de Birkenau et au HKB, et il a mené de façon indépendante des sélections au HKB (Häftlingskrankenbau) à la suite desquelles quantité de détenus ont été gazés.

L’accusé a, en particulier :
- le 20 avril 1942 amené environ 300 prisonniers qui ont été gazés dans la pièce appelée „Schonungsstube“ au Block 20 du HKB du camp souche destiné au gazage
- le 29 août 1942, il a sélectionné avec le SS Entress, médecin du camp et l’accusé Scherpe au Block 20 du HKB du camp souche environ 700 prisonniers malades pour le gazage, de telle sorte que le Block a été vidé de ses occupants qui ont été emmenés par camions
- en janvier 1943, il a sélectionné sur la rampe 40 à 50 prisonniers d’un transport qui arrivait, les destinant au gazage  
- au printemps 1943, il a sélectionné les fiches individuelles de prisonniers malades au Block d’infection du HKB du camp souche et les a envoyés au gazage, simultanément il a sélectionné aussi les arrivants qui lui paraissaient malades
- en mai 1943, il a sélectionné personnellement environ 70 prisonniers du HKB du camp souche qui ont été gazés
- en automne 1944, il a sélectionné pour le gazage au HKB plusieurs prisonniers blessés lors d’une attaque à la bombe
- pour une date qu’on ne peut établir, au Block 21 du HKB du camp souche, il a sélectionné pour le gazage plusieurs prisonniers malades, parmi lesquels le prisonnier Szende qui souffrait de gelures

2. dans un nombre indéterminé de cas –souvent plusieurs fois par semaine- il a participé aux sélections menées par des médecins SS, à la suite desquelles un grand nombre de prisonniers a été tué par injection de Phenol dans le cœur, injections que l’accusé a surveillé ou accompli lui-même

L’accusé a, par ailleurs :
- en été 1942, après un incident dans le camp des femmes, pratiqué une piqûre dans le cœur d’une femme, ce qui a immédiatement entraîné sa mort
- en 1942 et 1943, il a tué par injection de Phenol quantité de prisonniers, qui avaient survécu aux expériences sur le thyphus menées sur eux
- en été 1942, il a tué un commissaire politique Soviétique par injection de Phenol
- en septembre 1942, il a tué par injection de Phenol les prisonniers Teofil Cyron, Dr. Phil. Weiner et Zygmunt Stobiecki (étudiant) qui devaient être abattus mais qui n’étaient pas transportables
- à Noël 1942, il a sélectionné de lui-même environ 200 prisonniers au HKB et les a tués par injection de Phenol
- fin 1942 ou début 1943, il a tué 20 prisonniers par injection de Phenol
- il a tué plusieurs jeunes prisonniers du Block 20 par injection de Phenol
- en été 1942, il a tué par injection de Phenol un groupe de 15 prisonniers Juifs employés au camp annexe de Jawischowitz et arrivés au camp souche en ambulance
- en été 1942 ou 1943, il a tué deux prisonnières par injection de Phenol dont la Polonaise Terlikowska de Varsovie
- l’année 1942 ou 1943, il a tué le prisonnier Dr. Samson dans les caves du Block 28 par injection de Phenol, après qu’il l’ait torturé par des exercices physiques (ce qu’on appelait "Sportmachen")

3. dans un nombre indéterminé de cas, il a conduit le gazage en masse de prisonniers en tant que chef du commando de gazage.

L’accusé a, en particulier :
- en automne 1942, conduit le gazage d’un grand nombre de prisonniers au petit crématoire
- au printemps 1943, il a mené le gazage d’environ 200 prisonniers, également au petit crématoire (gazage d’un "Sonderkommando")

4. dans la 2ème moitié de l’année 1942, il a torturé plusieurs infirmiers de prisonniers dans le grenier d’un Block du HKB au camp souche en leur faisant "faire du sport" si longtemps, que le cœur du prisonnier Rudek a laché

5. en mai ou juin 1944, il a emmené une vieille femme Juive et sa fille qui refusaient de se séparer après la sélection, vers l’une des fosses creusées près des crématoires de Birkenau et les a jetées vivantes dans le feu.

L’accusé Franz LUCAS

Au printemps et en été 1944, en tant que SS Obersturmführer et médecin du camp :
il a mené ou surveillé les sélections dans un nombre considérable de cas des Juifs arrivant sur la rampe de Birkenau, à la suite de quoi quantité de prisonniers ont été transportés aux chambres à gaz, où il a également surveillé les membres du service sanitaire qui y jetaient le Zyklon B.

L’accusé Robert MULKA

De février 1942 à mars 1943, en tant que SS Obersturmführer puis Hauptsturmführer :
1) en qualité de commandant de compagnie d’une Wacheinheit et plus tard
2) en tant qu’officier d’ordonnance du commandant de camp Höß
a participé au meurtre d’un nombre indéterminé de prisonniers sur l’ensemble du camp d’Auschwitz et de personnes amenées à Birkenau de divers pays d’Europe pour être exterminées.

L’accusé a, en particulier :
- été responsable de participer à la réalisation du programme d’extermination national-socialiste (mise en place, activités des lieux de gazage, gestion des réserves de Zyklon B, organisation et gestion du déroulement des sélections de transports de civils, tri des gens sur la Rampe, transport des personnes en camion vers les chambres à gaz) en tant qu’officier d’ordonnance, responsable de l’ordre dans le camp auprès du commandant et de l’exécution aussi rapide et exacte que possible des ordres ; en toute connaissance de l’illégalité de tels ordres.

L’accusé Gerhard NEUBERT

En 1943 et 1944, en tant que SS Oberscharführer et membre du service sanitaire :
- il a, dans un nombre de cas indéterminé, mené des sélections avec les médecins SS au HKB de Monowitz et au camp de Monowitz, à la suite desquelles quantité de prisonniers ont été gazés. Il a discuté des "cas à trier" (jeweils auszusondernden Fälle besprach), a conduit aussi des sélections de son propre chef qu’il laissait ensuite confirmer au médecin SS.

L’accusé Hans NIERZWICKI

De 1942 à 1944, en tant que SS Unterscharführer et membre du service sanitaire :
- il a, dans un grand nombre de cas, pris part aux sélections avec les médecins SS et entrepris isolément des sélections, à la suite desquelles un grand nombre de prisonniers ont été gazés ou piqués au Phenol dans le cœur, soit par lui-même, soit sous sa surveillance, à certains moments, 30 à 40 prisonniers par jour.

L’accusé a, en particulier :
- au HKB du camp souche, maltraité et finalement tué par une injection de Phenol un prisonnier qui avait volé sa montre à un autre  
- tué à Birkenau une enfant Polonaise aveugle de cinq ans par une piqûre de Phenol
- tué au HKB de Birkenau en été 1943 des nouveaux-nés par des piqûres de Phenol dans le coeur
- à l’automne 1943, tué par une injection de Phenol au Revier du camp annexe Janina, un prisonnier qui s’était gravement blessé au pied durant son travail
- participé au meurtre par injection de Phenol au camp de Birkenau avec un médecin SS resté inconnu, d’environ 10 "musulmans".
 

L’accusé Willi SCHATZ

Du printemps à l’automne 1944, en tant que SS Untersturmführer et dentiste :
- il a mené ou surveillé dans un grand nombre de cas la sélection des prisonniers Juifs arrivant sur la Rampe à Birkenau, ce qui a conduit à la mort un grand nombre de prisonniers dans les chambres à gaz où ils étaient amenés. Là, il a surveillé le service sanitaire chargé de jeter le Zyklon B.

L’accusé Herbert SCHERPE

en 1942 et 1943, en tant que SS Oberscharführer et membre du service sanitaire :
1. a participé à des sélections dans un nombre indéterminé de cas avec les médecins SS, à la suite desquels ces prisonniers ont été tués par injection de Phenol dans le coeur. Dans un nombre indéterminé de cas, il a soit lui-même pratiqué les injections, soit les a surveillées.

L’accusé a, en particulier :
- les 28 février et 1er mars 1943 au Block 20 du camp souche, tué par injection de Phenol deux groupes  de 119 enfants Polonais en tout, qui avaient entre 13 et 17 ans. Il a pratiqué la plupart des injections lui-même, les autres ayant été pratiquées par l’accusé Hantl sous sa surveillance

2. le 29 août 1942, il a sélectionné avec le médecin du camp Entress et l’accusé Klehr au Block 20 du HKB du camp souche environ 700 prisonniers malades pour qu’ils soient gazés.

 

L’accusé Bruno SCHLAGE

En 1942-1943, en tant qu’inspecteur des arrêts (Arrestaufseher) au Block 11 du camp souche :
- a participé au choix, dans un nombre indéterminé de cas, des prisonniers de la cave du Block des arrêts qui seraient exécutés au mur noir entre les Blocks 10 et 11 par un coup de pistolet dans la nuque et a pris part personnellement à ces exécutions. Il savait qu’elles étaient menées sans procédures judiciaires convenables et qu’elles étaient donc illégales.

L’accusé Johann SCHOBERT

De 1943 à la fin 1944 en tant que SS Rottenführer et à partir du 1er février 1944 en tant qu’Unterscharführer et membre du service politique :
1. dans un nombre de cas indéterminé il a mené des exécutions de prisonniers en compagnie du SS Unterscharführer Bernhard Kristan dans le vieux crématoire

2. en été 1944, a participé au moins une fois à une sélection de prisonniers arrivant sur la rampe de Birkenau de nuit, à la suite de laquelle un grand nombre de personnes ont été gazées.

3. a participé activement au moins une fois à une action de gazage au K II, où il surveillait le gazage des prisonniers avec une liste.

L’accusé Hans STARK

De la fin 1940 à décembre 1941 et de mars 1942 à novembre 1942, en tant que SS Unterscharführer puis Oberscharführer et chef du service d’accueil au service politique :

1. a participé un nombre de fois indéfini à l’exécution de prisonniers dans un local prévu spécialement à cet effet du vieux crématoire [K I], et en particulier en mai / juin 1942 avec le Rapportführer de cette époque-là nommé Palitzsch, en tuant par un coup de pistolet dans la nuque deux groupes de prisonniers d’environ 20 personnes chacun, parmi lesquels des femmes et des enfants, les enfants ayant entre 5 et 12 ans

2. a participé dans un nombre de cas indéterminé à l’exécution contraire au droit de prisonniers, en particulier de prisonniers de guerre Soviétiques, au "mur noir" entre le Block 10 et le Block 11

a) à l’automne 1941 il a participé à l’exécution au mur noir d’environ 20 à 30 commissaires soviétiques avec d’autres membres de la SS, chacun tirant à tour de rôle, il y a tué cinq à six personnes lui-même

b) au printemps 1942, il a tué un prisonnier au mur noir, après en avoir tué d’abord un autre avec le Rapportführer Palitzsch, en raison d’une confusion à cause de noms semblables

3. en automne 41, il a jeté le Zyklon B, gaz toxique avec lequel étaient pratiqués les gazages, en compagnie d’un SS du service sanitaire, dans le petit crématoire par l’ouverture prévue à cet effet. 200 à 250 hommes, femmes et enfants Juifs ont été tués de cette façon.

4. en été 1942 il a surveillé ou participé activement, selon les cas, un nombre de fois indéterminé à la sélection sur la rampe de Birkenau. Il a ensuite dirigé ces personnes au crématoire et les a fait entrer par la force dans la chambre à gaz.



[Page mise en ligne en juin 2006]

Les procès

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